lundi 20 décembre 2010

Protection des oiseaux en hiver

Tournesol, cacahuètes non salées, maïs concassé, pain de graisse végétale mais aussi des fruits (pomme, poire et raisin).

Les oiseaux manquent de nourriture. Aidons-les...


Le pommier d'ornement, élément indispensable d'un jardin nourricier

En savoir plus : Nourrir les oiseaux en hiver et Haies pour oiseaux

vendredi 17 décembre 2010

Deux livres pour la préservation de la biodiversité

A l’heure ou la biodiversité régresse, deux magnifiques livres pour les jardiniers soucieux de créer des jardins plus naturels et plus écologiques.


  1. "Pré fleuris et autres mélanges de fleurs sauvages" d’Alain Peeters.
« Prés fleuris concerne les amoureux d’herbes prétendument folles, soucieux d’échapper à la tyrannie stérile du gazon, préoccupés davantage de sauterelles et de papillons que de l’aérodynamique des tondeuses » Pierre Lieutaghi





2. "Mon jardin paradis" de Gilles Leblais

Quel plaisir d’avoir un jardin plein de vie à observer, à découvrir, à soigner ! Gilles Leblais nous raconte le sien et nous livre ses secrets dans l’art et la manière de l’aménager afin d’en faire un véritable paradis pour la faune sauvage.

jeudi 11 novembre 2010

Un autre jardin favorable aux oiseaux, aux papillons…

Voilà, c’est fait, j’ai la chance depuis début novembre d’être propriétaire d’un deuxième jardin. Il est situé à la campagne, à Saint-Martin-de-Nigelles en Eure-et-Loir, dans un environnement particulièrement préservé. Il est exclusivement dédié à la préservation de la faune et sera un refuge LPO. A partir d’aujourd’hui mon blog sera donc également alimenté des photos et observations de ce nouveau refuge. Abandonné depuis de nombreuses années, il possède déjà de nombreux atouts comme une magnifique prairie, un espace boisé particulièrement intéressant avec notamment un roncier, des prunelliers, aubépines… et même un arbre têtard. Il me reste juste à planter des haies écologiques, augmenter la diversité végétale à tous les étages, aménager une mare, disposer des nichoirs pour les oiseaux (pour les mésanges, moineaux, rouges-gorges… mais aussi pour la chevêche d’Athéna), pour les insectes auxiliaires, les abeilles et micro guêpes solitaires…, couper les Buddleias qui ont envahis une partie du jardin, faire un compost, poser des mangeoires, aménager une litière de feuilles mortes, un tas de bois.… ! En exclu les premières photos prises en septembre :



jeudi 21 octobre 2010

Papillon d'automne : le Vulcain

Le vulcain est le dernier papillon que l’on peut observer avant l’hiver.

Il se rencontre en automne dans les jardins, attiré par les fruits murs et les dernières fleurs.

En octobre, Il regagne les contrées méridionales.



Je pense que celui-ci va se faire surprendre par les premières fortes gelées

Comme le paon du jour, la plante hôte du Vulcain est l’ortie. Au jardin, le papillon apprécie particulièrement les fleurs notamment les marguerites et les asters.

mercredi 6 octobre 2010

Refuges LPO, jardins de Noé : des jardins unis pour la préservation de la biodiversité

Aujourd’hui de nombreux jardiniers aménagent leurs jardins en respectant la faune et la flore. Ils s’unissent et créent ensemble des réseaux de jardins dédiés à la biodiversité.

Ces réseaux offrent de nombreux avantages et donnent des conseils aux jardiniers pour préserver la biodiversité.

Deux réseaux sont particulièrement intéressants : les refuges de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et les jardins de Noé de l’association Noé Conservation.

1/ Un jardin pour les oiseaux


Pour protéger les oiseaux, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) encourage les jardiniers à faire de son jardin un refuge LPO.

Il suffit pour cela de s’engager à préserver à créer des conditions propices aux oiseaux en leur offrant par exemple des nichoirs, de la nourriture adaptée pour l’hiver ou bien encore en abandonnant les pesticides.

Le plus petit espace, comme un balcon est suffisant pour créer son refuge. Il existe aujourd’hui plus de 15 000 refuges LPO en France. C’est le premier réseau de jardins écologiques en France.

Pour plus d’informations et si vous souhaitez créer votre propre refuge LPO : www.lpo.fr dans la rubrique « accueillir les oiseaux ».


2/ Un jardin dédié à la biodiversité




Le programme Jardins de Noé vise à créer un réseau national de jardins dédiés à la biodiversité et une communauté de jardiniers éco-responsables, qui s’engagent pour la préservation de l’environnement.

Tous les jardiniers, amateurs ou professionnels, peuvent faire de leur jardin un Jardin de Noé.
Pour cela, il suffit de s’inscrire sur le site
www.jardinsdenoe.org et d’appliquer au moins 3 des gestes de la charte.
A ce jour, il existe 1596 jardins de Noé.

Les jardins représentent aujourd’hui en France plus d’un millions d’hectares et concernent 13 millions de jardiniers amateurs ou professionnels.



dimanche 12 septembre 2010

Le lierre a une grande importance pour la biodiversité


L’automne arrive, le lierre va devenir une des plantes du jardin les plus indispensables pour la faune. Le lierre est une chance pour de nombreux animaux.

Des raisons de l’aimer :

  • Il protège le sol et c’est un incroyable couvre-sol, là ou rien d’autre ne pousse
  • Idéal pour couvrir un vieux mur, un talus ou une clôture.
  • On peut l'utiliser en topiaire en lui faisant garnir des formes pré-établies.
  • Son feuillage dense sert d’abri aux auxiliaires du jardin
  • A l’automne, les fleurs sont riches en nectar. Les abeilles apprécient cette manne avant l’hiver.
  • Tôt en saison, il offre des sites de nidification
  • A la fin de l’hiver le lierre est une ressource alimentaire précieuse, les oiseaux (geais, tourterelles turques, rouges-queues noirs, grives, merle..) apprécient les baies.


Contrairement aux idées reçues, le lierre ne parasite pas les arbres. Il faut cependant éviter de le laisser recouvrir totalement les branches des arbres et ne pas faire grimper sur les arbres fruitiers.

Le lierre peut devenir envahissant. Ne l’arrachez pas, pensez à ses bienfaits. Surveillez-le et taillez-le régulièrement pour limiter son étendue.

samedi 28 août 2010

Observer les traces

Premier indice :


Mais que fait cette brindille dans la gouttière ?



Deuxième indice :


Une plume




Troisième indice :


Sous un arbre : plume, brindilles, autant d’indices qui ne trompent pas





Quatrième indice :


Construction d’un nid. Mais quel est donc cet oiseau ?





Dénouement :


Un pigeon ramier -luisant- Août 2010

samedi 31 juillet 2010

Le Flambé, un papillon en régression à protéger

Le Flambé est l’un des plus grands et des plus beaux papillons d'Europe.

Flambé - Luisant - Mon jardin - juillet 2010

Comme la plupart des animaux considérés autrefois comme nuisible pour les cultures, il est devenu bien rare aujourd’hui, notamment en Eure-et-Loir. Il a également beaucoup souffert du remembrement.

Au jardin, il se rencontre le plus souvent au verger.

Le Flambé s’approprie un vaste territoire bien plus grand qu’un jardin. Il aime les milieux découverts avec un poste de guet pour surveiller son domaine.

Accueillant pour celui-ci, mon jardin a le privilège de faire partie du territoire d’un Flambé.


Les jardiniers peuvent contribuer à enrayer le déclin du Flambé :
  1. Les plantes nourricières doivent être abondantes et non traitées. Il a une préférence pour le prunellier mais aussi le prunier domestique, l’amélanchier commun et l’aubépine. (Les dégâts occasionnés par la chenille sont très dérisoires et passeront la plupart du temps inaperçu). Cette source indigène de nourriture constitue la seule chance de survie du Flambé.

  2. Les adultes adorent les fleurs notamment la lavande.

Prunellier - plante nourricière pour le Flambé - luisant

La disparition de ce papillon dans de nombreuses régions n’est pas inéluctable. Pour cela, la restauration et la conservation de son écosystème est une nécessité.

samedi 10 juillet 2010

Syrphes, précieux auxiliaires



De la famille des mouches, les inoffensifs syrphes ressemblent un peu à des guêpes.
Les syrphes sont des auxiliaires précieux au jardin.

Les larves détruisent les colonies de pucerons et réduisent rapidement les pullulations.

Les adultes sont des pollinisateurs.


Si vous souhaitez être débarrassé naturellement des pucerons, attirer les adultes en semant des fleurs notamment des ombellifères et également des haies fleuries.

Les syrphes servent de nourriture aux araignées et aux oiseaux.

lundi 28 juin 2010

Erosion de la biodiversité

La commission européenne nous propose un très beau montage vidéo sur la biodiversité : « la biodiversité disparaît de nos villes à un rythme alarmant. Aujourd’hui c’est le moineau, demain ce pourrait être vous. »

Les dessins reprennent vie ! Les animaux qui étaient morts autrefois ont maintenant droit à une seconde chance :



samedi 12 juin 2010

Abeille, coccinelle… et araignée-crabe !

La coccinelle mange des dizaines de pucerons par jour. La mésange nous débarrasse du carpocapse. Je ne vous parle même pas de l’utilité de l’abeille au jardin…

Et si on parlait d’animaux moins populaires, ceux dont l’utilité pour le jardin est moins évidente, ceux d’apparence moins rentable pour le bien-être humain.

Terrifiante, monstrueuse, mordante et venimeuse, l’araignée n’a pas bonne presse et les préjugés fusent.

L’araignée-crabe n’a apparemment rien pour plaire, elle adore les auxiliaires du jardinier : abeilles, syrphes, bourdons… et elle fait souvent peur comme toutes les araignées.


Terrible prédateur, l’araignée-crabe chasse à l’affût sur des fleurs. Reine du camouflage, les pollinisateurs ne la voient pas, ses prédateurs n’ont plus d’ailleurs.

Elles sont souvent nombreuses dans un jardin fleuri et jouent aussi un rôle important dans le contrôle des populations d’insectes et bien plus encore.

Sauvegarder la biodiversité dit « utile » et « fonctionnelle » au jardin est important mais n’oublions pas le précieux "reste".
Il convient de toute façon de protéger les écosystèmes entiers et pas forcement et seulement privilégier une espèce par rapport à une autre.

dimanche 23 mai 2010

Un bassin ou une mare au jardin, éléments indispensables à la biodiversité




A l’heure où disparaissent les zones humides, il est très utile d’aménager une mare ou un bassin dans son jardin. Ils abritent un écosystème propre, riche et précieux.




10 conseils pour réussir :
  • Introduisez de préférence des plantes indigènes (Renoncule, Epiaire, Salicaire, Prêle des marais, Nymphéa…) en variant les différentes espèces (oxygénantes, flottantes, de marais…) et les strates de végétation. Elles attireront les insectes pour la plus grande joie des amphibiens et des oiseaux

  • Ne pas introduire de plantes envahissantes (Jussie, Myriophylle…)

  • Tout comme pour les plantes, les espèces exotiques (carpes koï) sont à éviter. De nombreux animaux viendront coloniser spontanément la mare. (Les batraciens sont protégés et ne peuvent pas être capturés dans la nature)

  • Les alentours du bassin doivent servir de refuge : aménager un tas de pierres riches en cavité, des fleurs, des hautes herbes et des buissons, offrez un tas de branches mortes

  • La qualité de l’eau conditionne la vie de la mare. Préférez l’eau de pluie à l’eau du robinet qui contient de nombreux polluants

  • Un bassin naturel doit comporter une petite plage d’eau peu profonde sur 1 ou 2 côtés (pente douce de 30 degrés environ)


  • Le bassin doit être placé le plus loin possible des regards pour encourager les espèces craintives à venir

  • L’introduction de poissons doit être mesurée si l’on veut maintenir un écosystème équilibré. Pour accueillir les amphibiens, n’introduisez pas de poissons
  • La profondeur d’eau doit être d’au moins 70 cm au plus bas. Prévoyez des paliers pour l’installation des plantes (40 cm, 20 cm, 5 cm). Pensez aux enfants en aménageant une cloture de protection
  • La mare doit être au soleil pour les deux tiers de sa surface.

lundi 10 mai 2010

Les maux de la biodiversité au jardin

Certaines pratiques au jardin ne favorisent pas la biodiversité et ont des conséquences négatives sur l’environnement.

Voici des maux et des remèdes :

  1. La surabondance des thuyas et des lauriers. Ils sont présents dans les ¾ des jardins.
    Résumé des symptômes en quelques mots : Uniformité du paysage, haies inhospitalières pour les animaux, les déchets de taille sont inutilisables, forte sensibilité aux maladies, protège mal du vent.


    Thuya, Laurier, je vous hais !

    Une haie champêtre et diversifiée est à privilégier parce qu’elle constitue un refuge et apporte de la nourriture à de nombreux animaux.

  2. Le duo « stérilisant » : le syndrome hebdomadaire de la tondeuse (coupe rase) couplé d’un désherbage sélectif.
    Cette pratique engendre une extrême pauvreté animale et végétale. De très nombreux remèdes existent… il suffit notamment de se reposer en espaçant les tontes puis de profiter de la beauté et de la diversité des fleurs qui apparaissent ou bien diminuer la surface de tonte par un massif ou une prairie fleurie.

  3. « Beaucoup de jardins sont composés de fleurs doubles stériles et de plantes non indigènes. Elles sont souvent pour nous parfaitement inutile.
    Nous souhaiterions des plantes mellifères qui apportent du nectar et du pollen. D’avance merci".
    Les maux des butineurs (abeilles, bourdons...)

  4. Les mots qui terminent par cide n’arrangent pas notre affaire. Pesti et insecti ne sont pourtant pas incontournables.

    Ils existent de nombreuses solutions alternatives simples et efficaces :
    . Eviter le développement des « mauvaises herbes » en utilisant un paillage
    . Favoriser la présence des auxiliaires qui luttent contre les ravageurs,
    . Planter des espèces indigènes, rustiques, robustes, peu sensibles aux maladies…

  5. Nos achats coup de cœurs pour les plantes exotiques, invasives et trop fragiles.
    10 conseils pour acheter autrement

dimanche 25 avril 2010

5 raisons de semer des capucines


Coccinelle sur capucine
  1. Les capucines poussent rapidement et facilement. Peu exigeantes, elles supportent assez bien la sécheresse

  2. Elles offrent une longue floraison avec de jolies fleurs rouge, marron, orangé, blanc ou jaune

  3. Les capucines sont bon marché, elles permettent de créer un massif fleuri pour presque rien

  4. Au potager, elles captent une bonne partie des pucerons. Du coup les pucerons délaissent les légumes.

  5. En attirant les pucerons, les coccinelles et les Syrphes profitent de cette nourriture indispensable.

jeudi 8 avril 2010

Eco-diversité

Au Compa – Conservatoire de l’agriculture à Mainvilliers

Eco-diversité
Exposition de 100 photographies de Damien Rouger sur la faune aquatique d’Eure-et-Loir
Du 1er avril au 30 juin 2010




2010, année internationale de la biodiversité ; dans ce contexte et dans la continuité de l’exposition « EAUX », le Compa a choisi de présenter une exposition sur la richesse de la faune aquatique du département.


Contenu scientifique et photographies étonnantes de Damien Rouger se mêlent pour rendre compte des habitats, des écosystèmes, des pollutions du milieu…


Damien Rouger pratique la photographie animalière depuis quatre ans et nous fait partager sa passion. Invisible dans sa tenue de camouflage, parfaitement immobile pendant des heures, voire une journée entière, il a réussi à capter le quotidien d’une quarantaine d’espèces.


C’est à travers son objectif que l’on peut contempler des scènes uniques comme la compétition pour un même nid, la lutte entre deux cygnes pour conserver un territoire, des scènes de parade amoureuse, de reproduction, des prédateurs en quête de proies…
Un travail qui nécessite du repérage, des heures d’observations pour identifier les traces et les habitudes des espèces.


S’appuyant sur le témoignage unique que constituent ces photographies, cette exposition s’attache à aborder la notion d’écodiversité par le biais de définitions simples et accessibles à toute la famille.


Visites commentées de l’exposition en présence du photographe à l’occasion de la journée internationale de la biodiversité le 22 mai, ainsi que le 13 juin 2010.

mercredi 31 mars 2010

Observatoire de la Biodiversité des Jardins


Dans le cadre de l’initiative Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle et du programme Papillons & Jardin de l’association Noé Conservation, un Observatoire de la Biodiversité des Jardins a été créé en partenariat avec la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.

Ce programme repose sur des données d’observation de la nature collectées par toutes les personnes désireuses de participer à un grand programme scientifique. Base de données centralisée, cet observatoire grand public permet de rassembler, puis d’analyser les observations collectées dans les jardins.

Apprendre à observer et reconnaître les papillons, les escargots, les bourdons est passionnant et permet de mieux les protéger.
Dès le mois de mars, on peut observer des papillons sur des surfaces qui concentrent la chaleur comme des pierres ou des troncs d’arbres aux heures les plus chaudes de la journée.
Les premiers papillons sont en général les Citrons et les Grandes Tortues.

Toutes les personnes disposant d’un jardin sont invitées à regarder les papillons, les bourdons, les escargots, à les identifier et à transmettre leurs observations aux scientifiques du Muséum.
Il n’y a pas d’engagement et il n’est pas nécessaire de connaître les insectes.

L’Observatoire de la biodiversité des Jardins permet à chacun de participer facilement à la protection de la biodiversité.

samedi 20 mars 2010

Gai comme un pinson au jardin

En chantant, le pinson des arbres salue le retour du printemps.

Sédentaire et commun, le pinson fréquente volontier les jardins.
Il apprécie particulièrement les graines, les pépins et les baies.

En été c’est davantage les insectes qui l’intéresse (coléoptères, chenilles, araignées…).

C’est souvent à terre qu’il prélève sa nourriture

Gai comme des pinsons, les oiseaux ne le sont pas toujours car ils doivent disposer d’arbustes à baies et des arbres pour trouver une nourriture abondante et nidifier.

samedi 27 février 2010

Fleurs mellifères pour la biodiversité

Et si le jardinier pensait aux abeilles, bourdons, syrphes, papillons… en plantant des fleurs mellifères.

Quelques fleurs mellifères, attractives et indispensables dans un jardin vivant :

L'alysse odorant, muflier, phacélie, trèfle blanc, bleuets, coquelicots, réséda, marguerite, sainfoin, soucis, tanaisie, centaurées, bruyères, sauge, aster, sedum, achillée millefeuille.

Pourquoi ?

Pour satisfaire les besoins alimentaires des auxiliaires du jardin
Pour changer, redécouvrir des fleurs simples, belles, utiles et pas chères
Pour attirer les butineurs et ainsi augmenter sa production de fruits


3 conseils :

Privilégier les fleurs simples,
Planter un grand nombre d’espèces,
Echelonner les floraisons au cours de l’année.

samedi 13 février 2010

Les vers de terre sont les alliés indispensables du jardinier

La présence de vers de terre crée un environnement favorable à la croissance des plantes. Leur nombre témoigne de la richesse du sol.





Au jardin, les vers de terres ameublissent, aèrent et drainent le sol. Ils améliorent ainsi sa qualité et sa structure en favorisant l’activité microbienne.

Ils réduisent et apportent en profondeur des éléments présents en surface, comme les végétaux morts.

Les déjections des vers de terre appelées turricules contiennent de l'azote, du calcium, du magnésium, du phosphore et du potassium. Ces éléments sont indispensables à la vie des plantes.








Il suffit de peu de chose pour favoriser leur présence :

- Eviter de labourer et bêcher votre jardin car ces actions réduisent considérablement les populations de vers de terre. La terre ne doit jamais être travaillée avec excès. C’est un travail souvent fastidieux et inutile. On passe de 5 vers de terre dans un champ labouré et traité à plus de 150 par mètre carré dans une prairie non traitée.
Le travail du sol ne se justifie que pour les plantations.

- Apporter des matières organiques en surface pour les nourrir. Plus les résidus sont enfouis, moins ils sont disponibles pour les vers de terre,

- Couvrir la terre d’un paillis,

- Bannir les traitements chimiques qui les détruisent.


La préservation des vers de terre et de la macrofaune du sol est donc indispensable au jardin. De plus le ver de terre est un élément précieux de la chaîne alimentaire car il est une source de nourriture pour de nombreux animaux.

samedi 23 janvier 2010

Protéger les papillons au jardin : le machaon

La diversité des papillons est le reflet de la qualité d’un jardin et de son environnement.

Le machaon est l’un des plus beaux et plus grands papillons d’Europe. Son observation est passionnante et sa chenille est magnifique.


Machaon sur buddléia (attention plantes invasives)

Ce très joli papillon est devenu bien rare en Eure-et-Loir.
Les jardins peuvent contribuer à son maintien.

Un carré d'aneth fera le bonheur de sa chenille. J'ai testé, ça marche.

3 gestes faciles pour favoriser sa reproduction et le protéger :

1/ Planter de l’aneth, fenouil ou carotte, carotte sauvage pour la chenille. Le jardinier n’a pas à s’inquiéter de sa chenille, elle fera des dégâts minimes sur ces plantations.

2/ Abandonner les pesticides

3/ Favoriser les herbes folles et la prairie fleurie

samedi 2 janvier 2010

Biodiversité au jardin : Vers une autre vision du jardin

Trop souvent considéré comme un espace maîtrisé, le jardin véhicule parfois un mélange de peur, d’angoisse, d’inquiétude et de fascination qui n’encourage pas la biodiversité.

Dans nos rêves, un beau jardin se compose souvent de milliers de fleurs parfumées, d’oiseaux multicolores, d’écureuils, de papillons, d’eau, de fruits…



Ces perceptions et représentations nous conduisent à sélectionner les animaux et les végétaux avec lesquels on souhaite cohabiter au jardin : des papillons mais sans les chenilles, des oiseaux sans les insectes… des fleurs mais seulement celles que l’on invite… sinon le rêve devient cauchemar.

Ce n’est donc pas parfois un vocabulaire apaisé que l’on emploie lorsqu’on jardine : lutte contre les nuisibles, mauvaises herbes, indésirables, vermines, anti-pucerons, anti-, anti- …

L’havre de paix recherché peut même vite devenir un champ de bataille, une source d’inquiétude et un lieu non propice à la vie.

Cette recherche de netteté, de perfection et de production se fait donc encore trop souvent au détriment de la biodiversité et de notre bien-être.

Combien de jardiniers gardent la mousse entre les pavés

Nos peurs ont elles une influence sur la biodiversité ?

Peur du noir, du grand méchant loup mais aussi peur des insectes, des araignées, des orvets…

Même si la plupart d’entre elles sont constructives et participent au développement psychique de l’individu, certaines peurs induisent aussi des comportements défensifs démesurés par rapport à des situations : élimination de toutes les mauvaises herbes (elles vont tout envahir, peur du regard de l’autre), destruction des araignées, des fourmis…


Certaines phobies ont parfois amené des amis à soudainement considérer mon jardin comme un espace angoissant à la vue d’une araignée.

As-t-on oublié que le jardin est aussi un milieu libre et vivant ?

Un lieu de vie pour le plaisir n’est donc pas une évidence. La cohabitation avec la nature au quotidien est un véritable apprentissage. C’est aussi un enjeu car les jardins jouent un grand rôle sur l’environnement.

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