mercredi 30 décembre 2009

2010, année internationale de la biodiversité

Bonne année. Bien à vous et à notre Terre.

2010, année internationale de la biodiversité.


En cultivant près d’un million d’hectares de terre, les jardiniers ont un impact énorme sur la faune et la flore.

Faisons en 2010, des jardins respectueux de la biodiversité.

samedi 12 décembre 2009

Le réchauffement climatique favorise la diversité des pucerons



Un des effets inattendus du réchauffement climatique au jardin est l’augmentation du nombre d’espèces de pucerons.

Certaines espèces ont disparu alors que beaucoup d’autres apparaissent.

Le deuxième effet particulièrement visible concerne les étapes du développement des pucerons, qui commencent de plus en plus tôt.

Les pucerons sont actifs plus longtemps dans l'année, jusqu'à trois semaines de plus qu'il y a trente ans.

D’autres effets sont actuellement en cours, ces études s’appuient sur l’exploitation des données du réseau européen EXAMINE, mis en place dès 1968 et auquel participent les chercheurs de l’Inra.

Pour l’instant, le réchauffement climatique ne facilite pas la prolifération des pucerons, car ces insectes servent de nourriture à de nombreuses autres espèces (guêpes, coccinelles...) qui bénéficient aussi du réchauffement.

Si cet équilibre n'est pour l’instant pas rompu, l'arrivée de nouvelles espèces risque de bouleverser l’équilibre du jardin.

Le jardinier devra s’adapter.

dimanche 29 novembre 2009

Une belle journée sur Terre

04 h 30 : petit miracle, la vie apparaît sur la terre

19 h 00 : la biodiversité augnemte

23 h 00 : les premiers dinosaures apparaissent

23 h 40 : disparition des dinosaures

23 h 59 : les premiers hommes apparaissent

Tableau de Franck Escroignard

23 h 59 et 59 secondes : l’homme détruit fortement son environnement, la biodiversité s'effondre. Une espèce disparaît toutes les 18 minutes...

Minuit : fin de la journée... Début d'une autre journée...

lundi 23 novembre 2009

Observations inquiétantes au jardin

Samedi 22 novembre au jardin : 17 degrés en Eure-et-Loir, un magnifique papillon (robert le Diable) se réchauffe sur des pierres, quelques abeilles butinent des fleurs de moutarde, les zinnias sont encore magnifiques, je ramasse les dernières tomates cerise...

Je suis bien.

Soudain je m’inquiète,

je réalise que ses observations attestent peut être une fois de plus des premiers effets du réchauffement climatique...




Feuille d'un Arbre à perruques - Luisant

samedi 14 novembre 2009

Année internationale de la biodiversité

Les Nations Unies ont déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité. C'est une célébration de la vie sur terre et de la valeur de la biodiversité pour notre vie.

J'invite les jardiniers à prendre des mesures pour sauvegarder la biodiversité : en créant un coin prairie dans son jardin, en protégeant les abeilles, en utilisant leur compost...


Message de bienvenue du Secrétaire général de l'ONU pour l'Année internationale de la biodiversité 2010 from CBD on Vimeo.

dimanche 1 novembre 2009

Faire des économies d’huile de coude en cultivant la biodiversité

Toujours à la recherche de motivation supplémentaire pour respecter l’environnement au jardin, je vous propose après les économies d’argent, d’économiser votre huile de coude.

5 gestes pour avoir un beau jardin sans y passer tout son temps en respectant la faune et la flore :


  1. Remplacer une partie de votre pelouse : l’entretien d’un massif de vivaces ou d’arbustes demandent nettement moins d’entretien que la pelouse qui est considérée à tort comme pratique mais devient vite une corvée chronophage.


  2. Acheter des plantes indigènes résistantes adaptées au sol et au climat permet de conserver ses plantes, de replanter moins souvent, de moins les protéger des maladies, du froid, du chaud…


  3. En attirant la faune sauvage dans votre jardin, vous encouragerez l’équilibre biologique du jardin. Cela vous évite un travail : de recourir à des produits dangereux pour votre santé et l’environnement.


  4. Pailler le sol permet de limiter le travail de désherbage, d'arrosage tout en favorisant le développement de la faune du sol et la fertilité du sol.


  5. Travailler le sol le moins possible. Soignez la faune du sol en apportant un peu de compost en surface et en recouvrant le sol d’un paillis est plus profitable que de retourner le sol.



Robert le diable profitant du jardin

vendredi 23 octobre 2009

Observation au jardin : la Trichie fasciée

La trichie zonée ou fasciée fréquente les jardins naturels. On l’observe fréquemment sur des fleurs du printemps à l’été.



La trichie fasciée (Trichius fasciatus) est un scarabée à respecter, il est inoffensif et ne fait pas de dégâts sur les cultures.






Ce sont des pollinisateurs dont l’observation est passionnante.

samedi 10 octobre 2009

Intérêt du trèfle blanc au jardin

Alternative au gazon, le trèfle blanc nain a l’avantage de mieux résister aux fortes chaleurs, à la sécheresse et au piétinement. Il peut être utilisé seul en remplacement ou associé au gazon.



Les touffes de trèfles restent très basses, seules les fleurs sont un peu plus hautes.
Très mellifère, les abeilles et les bourdons apprécieront cette plante dont la floraison s’étale d’avril à septembre.

Le trèfle blanc s'adapte à toute sorte de sols bien drainés et se sème d’avril à octobre.

Autres avantages :

  1. Son système racinaire divise le sol en profondeur permettant son aération.
  2. Il résiste bien au froid
  3. C’est un bon engrais vert qui fixe l’azote libre du sol.
  4. Il limite le lessivage pendant l’hiver

dimanche 27 septembre 2009

Sécheresse au jardin

En général c’est plutôt en août que l’on écrit un article sur la sécheresse au jardin mais le changement climatique se confirme et bouscule les repères.

C’est vraiment impressionnant en Eure-et-Loir cette année.

Nous avons eu l’été le plus sec depuis les premiers relevés météorologiques. Il n’a pratiquement pas plu depuis des mois et ça continue…


Sans commentaire

La sécheresse posera de sérieux problèmes dans quelques années.
Le jardinier doit et devra changer ses habitudes.

Voici donc quelques gestes pour économiser l’eau au jardin :


  1. Adapter les plantes à votre climat avec des plantes qui supportent davantage la sécheresse comme par exemple les Iris, Lantana, Potentille, Euphorbe, Armoise…

  2. Réaliser une cuvette au pied de chaque plante,

  3. Semer est moins consommateur d’eau que de planter en godets,
  4. Récupérer l’eau de pluie,

  5. Arroser au bon moment (pas en plein soleil)

  6. Planter au bon endroit,

  7. Pailler, cela permet de conserver l’humidité et d’éviter le dessèchement,

  8. Pratiquer l’arrosage manuel, l’arrosoir permet d’adapter la quantité d’eau à apporter à chaque plante.

mercredi 16 septembre 2009

Nichoir pour les bourdons

Précieux alliés, les bourdons sont des pollinisateurs qui jouent un grand rôle au jardin. Leur survie dépend du maintien ou de l'aménagement de zones refuges. Le bourdon utilise en général un ancien nid de mulot mais il est possible de lui proposer un autre gîte.


Prenez un pot de fleurs et remplissez-le de paille.


Enterrez-le en plaçant le trou d’évacuation à la surface du sol.



Recouvrez le pot avec une bûche sur 4 pierres.




C’est fait, c’est simple et rapide. Une reine bourdon choisira peut être cet abri au printemps mais l’occupation reste très aléatoire . A suivre...


Pour aller plus loin (protéger les bourdons au jardin) : l'abeille a le bourdon, le bourdon aussi !

mardi 1 septembre 2009

Pyracantha, baies d’automne pour oiseaux



Le pyracantha est un arbuste apprécié par la faune du jardin.

Au printemps pour sa belle floraison et à l’automne les oiseaux apprécient les nombreuses baies qui servent de réserves de nourriture.
Epineux, il sert également de refuge et forme une haie infranchissable.

Très facile et rustique, il pousse rapidement en plein soleil ou à la mi-ombre.
Vous pouvez planter les pyrancantha en automne à 80 cm les uns des autres.

Nourrir et protéger les oiseaux à l’automne et en hiver,
c’est aussi leur offrir une nourriture abondante avec des haies à baies.

samedi 22 août 2009

Accouplement de papillons au jardin

Batifolage, flirt et amourette, c’est très chaud cette semaine au jardin.
Voici de l’amour, beaucoup d’amour pour fêter la première année du blog.

Je tenais donc à vous faire partager les deux scènes auxquelles j'ai assisté :





Accouplement Piéride- Luisant le 17 août 2009



Accouplement Myrtil - Luisant le 11 août 2009


Quelques papillons diurnes peuvent accomplir la quasi-totalité de leur développement dans le jardin notamment leur reproduction.

En aménageant son jardin (haies adaptées, plantes hôtes…), celui-ci peut passer d’un lieu plus ou moins accueillant où les papillons virevoltent à la recherche de nectar en un lieu de refuge, de reproduction, un lieu où se maintiennent quelques espèces de papillons.

dimanche 16 août 2009

Faire des économies en cultivant la biodiversité


Un compost rapporte 52 € par an. Un potager bio 150 €. Le travail des pollinisateurs est évalué à 158 milliards par an. Combien vaut un bourdon ? Assez pour être sauvé ?

La valeur économique de la biodiversité est toujours très étudiée en ce moment.

Si la perspective de gagner de l’argent représente une motivation supplémentaire pour respecter la biodiversité alors voici 10 gestes pour mettre du beurre dans les épinards en cultivant la biodiversité :



  1. Faire son compost permet d’économiser l’achat de terre et d’engrais chimique, augmente très nettement les rendements de fruits et de légumes en améliorant la fertilité du sol, réduit considérablement les déchets.


  2. Alterner les légumes évite l’appauvrissement des sols, les maladies. Le jardinier évite l’achat et l’utilisation de produits chimiques.


  3. Associer les cultures permet de protéger les plantes des maladies et des ravageurs comme par exemple l’œillet d’Inde et les tomates.


  4. Pailler le sol permet de limiter les « mauvaises herbes », faire des économies d’eau, favorise le développement de la faune du sol, améliore la fertilité du sol et protège du chaud et du froid.


  5. Semer de l’engrais vert c'est créer un massif fleuri pour presque rien, enrichir la terre, étouffer les « mauvaise herbes » et éviter ainsi le désherbage, accueillir et attirer une faune utile au jardin comme les abeilles, les bourdons….


  6. Faire un potager bio permet de réaliser une très grosse économie (je ne compte pas le temps de travail bien sûr).


  7. Accueillir et préserver la faune utile au jardin comme les mésanges, les coccinelles, les abeilles… permet de ne plus acheter d’insecticides et vous offre souvent un spectacle gratuit !


  8. Récupérer les graines des annuelles et planter des vivaces


  9. Acheter des plantes indigènes résistantes adaptées au sol et au climat permet de conserver ses plantes longtemps et évite le rachat de plante après un hiver vigoureux ou un été trop sec… Les plantes indigènes accueillent la faune de la région, permettent de limiter les arrosages et les traitements.


  10. Economiser l’eau en plantant des plantes qui supportent la sécheresse, en récupérant l’eau de pluie, en pratiquant l’arrosage manuel, en arrosant au bon moment (pas en plein soleil), en plantant au bon endroit, en utilisant la technique du paillage.

samedi 1 août 2009

Haies pour papillons

Réservoir de biodiversité, la haie est un véritable enjeu pour l’avenir des papillons.

Accueillir les papillons dans son jardin c’est aussi planter des haies adaptées. Les haies constituées de nombreuses essences mélangées offrent l’hospitalité à une grande variété de chenilles et de papillons.


Voici une sélection d’arbustes indigènes particulièrement intéressant pour les papillons :
  • Le Noisetier
  • Le Prunellier
  • Le Sorbier
  • Le Sureau
  • Le Troène
  • Le Viorne obier
  • La Bourdaine
  • L’Aubépine
  • Le Nerprun

Pour certains papillons, cette source indigène de nourriture constitue la seule chance de survie. Le prunellier représente par exemple une plante hôte pour de très nombreux papillons comme le flambé ou le gazé. Victime du remembrement, le prunellier est à réintroduire. Le prunellier offre également une belle floraison et beaucoup de nectar.

Pour plus d’efficacité :
  • Une haie ne doit pas être trop étroite pour constituer une zone de refuge et pour se protéger du vent.
  • Elle doit être bordée de plantes herbacées.
  • Elle doit comporter de temps en temps des arbustes plus hauts afin d’offrir un poste de guet aux papillons.
  • Pas d’uniformité, elle doit avoir des contours irréguliers




Le cas de l’arbre aux papillons (buddleia) :

Protéger les papillons ne se résume pas à planter un arbre à papillons dans son jardin, il est certes très florifère et attire de nombreux papillons mais attention c’est aussi une espèce envahissante en France, qui n’a aucun intérêt pour les chenilles. Possédant déjà un Buddleia dans mon jardin, je coupe les fleurs avant la fin de la floraison pour éviter la propagation des graines.

lundi 20 juillet 2009

10 raisons de semer de la phacélie




  1. C'est un excellent engrais vert qui enrichit la terre après enfouissement

  2. Elle améliore la structure du sol grâce à son système radiculaire qui fractionne les mottes

  3. Elle étouffe les « mauvaise herbes » et évite ainsi le désherbage

  4. Elle protège le sol du lessivage en formant un couvert dense

  5. Elle repose la terre et contribue à une meilleure infiltration des eaux.

  6. La phacélie offre une belle floraison avec de jolies fleurs bleues. Elle forme de magnifiques touffes compactes

  7. La phacélie est très économique, elle permet de créer un massif fleuri pour presque rien

  8. Elle pousse rapidement et facilement

  9. C’est l'une des meilleures plantes mellifère à longue durée de floraison, la phacélie accueille et attire une faune utile au jardin comme les abeilles, les bourdons….

  10. Elle favorise la pollinisation des fleurs du potager et du verger

samedi 11 juillet 2009

Ecaille chinée, la Callimorphe



Ce très beau papillon est encore très répandu dans les jardins, les orées forestières et les pelouses sèches.
Ces ailes antérieures sont de couleur crème avec des bandes noires obliques et ses ailes postérieures sont rouges.

On observe l’Ecaille chiné de juillet à septembre. En Eure-et-loir, ils sont assez nombreux cette année. L’adulte a une préférence comme de nombreux papillons pour l’eupatoire chanvrine .

Ecaille chinée sur une fenètre

Dans le jardin on rencontre souvent les chenilles sur les framboisiers et les orties. Le jardinier n’a pas besoin de s’inquiéter pour ses framboisiers, les dégâts qu’elles occasionnent sont infimes.

Chenille sur un mur

Celles-ci apprécient également la Sauge des prés et la Vipérine commune.

L’espèce ne donne qu’une génération annuelle.

dimanche 5 juillet 2009

Migration exceptionnelle de papillons Belle Dame

Au mois de mai, je signalais déjà cette migration d'envergure dans un article.

voici aujourd'hui deux vidéos qui font du bien :

video

Belles Dames dans mon jardin - Luisant - Eure et Loir -juillet 2009




Migration à Sangatte sur You tube

samedi 4 juillet 2009

Effondrement de la biodiversité

En 2002, presque tous les gouvernements se sont engagés en faveur de l’objectif 2010 pour la biodiversité : “assurer, d’ici 2010, une réduction significative du rythme actuel de perte de biodiversité sur le plan mondial, régional et national, afin de contribuer à la réduction de la
pauvreté et au profit de toutes les formes de vie sur la planète”.


Belle parole mais en 2009, le moindre que l’on puisse dire c’est que les objectifs ne sont pas atteints.


Le dernier rapport sur la biodiversité de l’UICN a été publié le 02 juillet.

Ce rapport confirme l'effondrement du nombre des espèces à un rythme cent à mille fois plus rapide que lors des grands épisodes d'extinction du passé.


Ce rapport est accablant. Dans le monde, un amphibien sur trois, un oiseau sur huit et un mammifère sur quatre sont menacés de disparition pure et simple.


16 928 espèces sont en voie d’extinction sur les 44 838 qui figurent sur la liste rouge des animaux en danger. En Europe, 38% des poissons sont menacés, le rapport montre qu’une grande variété d’espèces marines subit des pertes potentiellement irréversibles en raison de la surpêche, du changement climatique, des espèces envahissantes, de l’urbanisation du littoral et de la pollution.


La principale menace est la destruction des habitats, en raison de l’agriculture, des aménagements ou encore de l’exploitation forestière.

L’UICN encourage la France à redoubler d’effort d’ici la prochaine Conférence de la Convention sur la diversité biologique qui aura lieu du 18 au 29 octobre 2010 au Japon.


Le Comité français recommande surtout de réaffirmer le portage politique de la Stratégie nationale au niveau des différents ministres et du Premier ministre et d’augmenter les moyens financiers et humains pour la mise en oeuvre des plans d’actions dans chaque ministère.


Le Comité français de l’organisation internationale recommande par ailleurs de mobiliser davantage l’ensemble des acteurs (établissements publics, associations, collectivités, socio-professionnels, entreprises et grand public).

Alors à l'action...

dimanche 28 juin 2009

Biodiversité dans les jardins familiaux : récit d’une rencontre

A l’heure où la Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs vient de se doter d'une "Charte Jardinage et Environnement", j’ai décidé de faire une infidélité à mon jardin et d’aller découvrir la biodiversité d’un jardin ouvrier et de connaître les pratiques de jardinage d’un jardinier.



Ce jardin plein de vie et d’histoire est celui du jardinier Graham. Il est situé à Chartres à 3 Km de mon jardin. Graham est un jardinier expérimenté, attentif aux techniques respectueuses de l’environnement.




Graham réfléchit toute l’année à son jardin et choisit judicieusement l’emplacement et les plantes cultivées en privilégiant les végétaux adaptés au climat et à l’exposition. Il pratique la rotation des cultures et associe des végétaux complémentaires. Il adore associer les légumes avec les fleurs : prairie anti-pucerons autour des fèves, prairie anti-doryphores autour des pommes de terre…


Ce fut dans un premier temps une découverte, une curiosité, un jeu mais j’ai l’impression que cela va devenir une façon de jardiner pour Graham dans l’avenir. Il avoue que leur efficacité est moyenne et qu’il est souvent tenté de sortir le pulvérisateur.



Le Compost et l’utilisation des engrais verts n’ont pas de secrets pour lui. Il ne laisse pas la terre à nu, il évite ainsi les risques de lessivage ou d’érosion du sol, il utilise un couvert de feuilles mortes et des tontes de gazon.



Le Jardinier Graham et la consommation d’eau : Comme dans pratiquement tous les jardins collectifs, Graham récupère l’eau de pluie mais j’ai vu très peu de jardin utilisant la technique du paillage qui limite l’évaporation. Comme en témoigne la photo, Graham prend un grand plaisir à arroser, il est 11 h 30 en plein soleil
:-)


Graham a remplacé les produits classiques par des produits bio. Bon point, attention tout de même les produits bios sont loin d’être inoffensifs pour la nature. Alors limitons au maximum leurs utilisations.



Le jardinier Graham cultive la biodiversité au jardin :



Graham favorise la présence des alliés des jardiniers en plantant des prairies fleuries diverses et variées entre chaque parcelle de légumes. En attirant les pollinisateurs, ils améliorent grandement sa production de légumes.

Son potager est très accueillant, pendant cette visite, j’ai pu observer 4 espèces de papillons, une chenille du Machaon sur de l’Aneth, des abeilles dont une abeille charpentière, des bourdons… un jardin plein de vie.




La présence de Piérides fâche Graham, il m’avoue avoir mis de l’insecticide sur les choux. Pourtant des solutions existent, en prévention, en posant un filet ou en cas de pontes sur des choux, la technique de l’écrasement est efficace et sans dangers pour le reste de la faune.



Avec Graham, nous avons constaté que souvent les traditions et les « mauvaises » habitudes de jardinage sont fortes et qu’il faut du temps pour venir totalement à un jardinage respectueux de l'environnement.

Les jardins collectifs jouent un rôle important sur l’environnement. Les comportements des jardiniers évoluent. A l’image de Graham qui change sa façon de jardiner d’année en année.
Son jardinage devient plus respectueux de la nature, il encourage et s’intéresse à la faune de son jardin mais surtout il prend un plaisir immense à venir dans son jardin, à récolter et éprouve une immense fierté et un grand bonheur à faire visiter son jardin.

Pour découvrir son univers et son jardin :
http://grahamgsi28.spaces.live.com/

« Nous parlons des fleurs et des fruits, de la ville et de la beauté, de l’insertion de tous. Celui qui bêche, sème, arrose et entretient devient acteur modeste mais à part entière de l’application française du protocole de Carthagène sur la biodiversité ». Marie-Christine Blandin , sénateur du Nord-Pas-de-Calais (jardins collectifs).

lundi 22 juin 2009

Pour vivre heureux au jardin, vivons cachés

Pour vivre heureux au jardin, vivons cachés...


vivons cachés de l'excès (inutile d'empoisonner cette chenille et le reste de la faune, les dégâts occasionnés sont dérisoires)



dans une prairie fleurie




sur des plantes indigènes.




de la monotonie !


samedi 13 juin 2009

Bleuet des champs au jardin

Victime des pesticides et du « plus propre », le bleuet, autrefois commun dans les champs a pratiquement disparu aujourd’hui. On le trouve encore dans quelques fossés, bordures des routes et quelques jardins naturels.




Réintroduire de la biodiversité végétale au jardin en plantant notamment des bleuets permet d’attirer, de maintenir et de satisfaire les besoins de nombreux insectes auxiliaires : abeilles, bourdons…




C'est une plante annuelle, aux fleurs bleues, parfois pourpres ou blanches.
C'est une fleur très facile à cultiver qui fleurit de mai à septembre .

A planter avec des coquelicots et des marguerites dans une prairie fleurie.


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