lundi 26 décembre 2011

Des secrets bio et des conseils pratiques pour 2012.

J’ai relevé dans le magnifique livre « leurs secrets bio » de Bénédicte Boudassou paru ce mois-ci, quelques conseils de grands jardiniers ou paysagistes qui je l’espère vous inspireront en 2012 :




« Un espace tampon est utile dans chaque jardin pour le refuge des insectes auxiliaires, une zone de prairie par exemple dans un coin du jardin, ou une lisière avec des ronces. Cette épaisseur végétale où l’on n’intervient pas va se peupler d’une vie animale en liaison ave la flore qui s’y installe spontanément. On peut semer des silènes, bourraches, nigelles, bleuets, coquelicots, chrysanthèmes des moissons, valérianes et anthémis par exemple. » Gilles Clément

Libellule sur un perchoir près du bassin


« Donner avant de recevoir une notion importante au jardin. Nourrir le sol avec du compost est une loi à laquelle on ne déroge pas quand on veut être autonome et économe. Que ce compost soit directement épandu en paillage de surface ou pris comme un complément de nourriture apporté en automne ou au printemps. » Yves Gillen



 Image rare cette année : le gel !

« On laisse le jardin tel quel tout l’hiver, il est nettoyé en début de printemps. Ce parti pris protège le sol de l’érosion, fournit un abri aux insectes auxiliaires et aux oiseaux, et nous évite du travail. Tout le monde est gagnant. » Brigitte et Serge Lapouge



« Je ne force pas la nature pour ne pas avoir davantage d’entretien ensuite et l’obligation d’apporter des engrais et traitements afin que la jardin garde bonne figure. Refuser cet engrenage engage à trouver des solutions d’aménagement et de plantations en rapport avec les contraintes du lieu ». Hugues Peuvergne



« Le Maître mot ici, c’est la liberté que l’on accorde pour effectuer ou non les tâches jardinières. Nous allons chaque jour au jardin, souvent uniquement pour profiter de cette verdure et de la faune qui y vit ». Anne et Jean-Paul Ribes



Bonne année 2012 et meilleurs voeux à tous

dimanche 27 novembre 2011

Jardin et réchauffement climatique


L’hiver n’est peut être pas le meilleur moment pour parler de réchauffement climatique mais je n’avais pas envie d’attendre la prochaine canicule !

L’année 2011 sera probablement en France, l’une des années les plus chaudes jamais observées.

C’est surtout le manque d’eau qui est frappant (c’est la première fois que mon puit est à sec). Beaucoup de jardiniers le constatent.
Hier, J’ai eu beaucoup de mal à creuser un trou afin de planter un abricotier (à quelques centimètres du sol, c’est très sec).

Des pavots photographiés juste avant un orage

Le changement climatique bouscule les repères du jardinier et des plantes.
Si cette tendance se confirme ou se précipite, voici quelques conseils pour 2012 et les années à venir :


Des périodes de sécheresse plus longues et plus intenses :
  1. Acheter des plantes qui supportent davantage la sécheresse, des plantes économes en eau comme par exemple les Iris, Lantana, Potentille, Euphorbe, Armoise…
  2. Semer est moins consommateur d’eau que de planter en godets 
  3. Récupérer l’eau de pluie et réaliser une cuvette au pied de chaque plante 
  4. Arroser au bon moment (pas en plein soleil) et surtout planter au bon endroit
  5. Pailler, cela permet de conserver l’humidité et d’éviter le dessèchement

 Une trop grande précocité de floraison

En florissant de plus en plus tôt, les plantes sont plus exposées aux gels.
  1. Acheter des arbres fruitiers peu sensibles aux gelés tardives et précoces
  2. Protéger si necessaire les arbres fruitiers au printemps 

Des périodes de canicule plus fréquentes 

  1. Garder la pelouse haute, elle sera mieux protéger de la chaleur et de la sécheresse
  2. Installer un point d’eau (bassin, mare) pour rafraîchir l’atmosphère
  3. Vive l’ombre : les végétaux à feuilles caduques procurent de l’ombre en été et ne masquent pas le soleil en hiver, installer une pergola pour abriter la terrasse, planter des grimpantes sur la façade sud de la maison et des haies. 
  4. Acheter des plantes qui supportent la chaleur : Perovskia, sedum, Eragrostis, Pennisetum…
 
  • Dimanche 27 novembre 2011 à 14h : 13 degrés
  • Fin novembre 2041 à 14h : ?

samedi 5 novembre 2011

Coups de cœur : un jardin passionnant et des jardins partagés



Des fleurs, des papillons, des oiseaux… Je vous invite à découvrir un coin de paradis, un havre de paix pour la faune : El Jardin de Margarita .

Sur ce site (en espagnol), je passe toujours un beau moment en suivant le parcours d’une passionnée de jardinage.

Chez Margarita, les plantes sont choisies avec soin pour leur attrait esthétique, leur floraison, leur facilité de culture. Elles sont aussi choisies pour améliorer la biodiversité.

Un site dont l'intérêt est sans cesse renouvelé.



Les Jardins Familiaux du Chemin du Pâtis à Meaux


Des photos magnifiques sur les Jardins Familiaux du Chemin du Pâtis à Meaux

Ces photos (argentiques) sont extraites d’une série réalisée tout au long de l’année 2007 sur les Jardins Familiaux du Chemin du Pâtis.

Dans ce lieu 91 parcelles sont louées par la mairie de Meaux à des jardinier(e)s de tous âges, origines et conditions sociales.

dimanche 30 octobre 2011

Un arbre beau et utile au jardin : Pommier d'ornement 'Evereste'

Ce pommier d’ornement constitue un arbre de premier choix au jardin. Il a une grande valeur ornementale et un grand intérêt écologique. Très décoratif, il reste beau toute l’année.

Au printemps, sa floraison rose et blanche est abondante. Il fait la joie des bourdons et des abeilles. Il joue un rôle important au verger car c’est un bon pollinisateur.


Rustique et peu exigeant, il résiste bien aux maladies

Le pommier d’ornement « Evereste » est un garde-manger pour les oiseaux. Il produit beaucoup de petites pommes de 1 à 3 cm de diamètre.



Celles-ci se maintiennent très longtemps en saison hivernale et sont très appréciées des oiseaux. Ce pommier sert donc de réserve de nourriture en hiver.

A planter sans modération

mercredi 14 septembre 2011

Installer un refuge planté dans son jardin : les buissons à baies

Un refuge précieux pour la biodiversité

Les buissons à baies constituent des refuges, des sources d’alimentation et des lieux de reproduction pour les oiseaux, les mammifères et les insectes auxiliaires.

De quelques mètres carrés à beaucoup plus grand, ce lieu de vie est une aubaine pour les habitants du jardin.


Le prunellier, un arbuste de très grande importance pour la faune

Où l’implanter ?

Ce refuge a sa place au fond du jardin. Il permet de cacher par exemple un compost, un récupérateur d’eau (souvent en plastique et laid)...

Cette zone peut permettre également de préserver l’intimité de son jardin. A proximité de celle-ci, une jolie prairie permettra d’offrir une zone plus importante de refuge pour la faune.


Buissons et prairie : beaucoup d'animaux seront au rendez-vous

Comment ?
. Choisir des arbrisseaux sauvages et/ou épineux de votre région. Mon refuge (200 m²) est notamment composé d’un sureau, d’aubépine, de sorbier, d’églantier et de prunellier. Ces arbustes produisent des baies favorables à un grand nombre d’espèces.


Encore des baies
. Planter les arbustes de manière aléatoire.

. Installer une zone dense et touffue. Le mûrier est très bien pour cela.

. Entretenir le moins possible (mais garder le contrôle….)


Aménagement utile, esthétique et très bon marché.

lundi 1 août 2011

Fourmis volantes, ailées au jardin : essaimage

Chaque année, nous assistons à ce spectacle, sans forcément savoir à quoi il correspond.

L’envol des fourmis ailées s’appelle l’essaimage.

Des milliers de femelles et de mâles sont poussés hors du nid : ils s'envolent puis s'accouplent avec d'autres mâles et femelles d'autres colonies.


L'essaimage est le mode naturel de reproduction et dispersion dans l'espace des fourmis.


Pour s’envoler les fourmis sexuées cherchent un point haut. Elles tombent plusieurs fois avant d’arriver à décoller.


Le mâle, lui, va mourir très vite. La reine va fonder un nouveau nid.

Les jours d’essaimages sont souvent chauds, humides et orageux.

Les fourmis volantes constituent une nourriture très précieuse pour de nombreux animaux notamment les chauves-souris, les oiseaux, les araignées…

dimanche 3 juillet 2011

Votre jardin… leur territoire aussi

Vous n’êtes pas seul à aimer votre jardin. Beaucoup d’animaux et de plantes sauvages y sont probablement encore plus attachés, car c’est leur territoire, leur lieu de naissance et que leur survie en dépend peut être.

Le jardin, l’endroit où je suis né

Savez-vous combien d’animaux naissent dans votre jardin ?

Bien qu’attentif, je sous-estime vraisemblablement le nombre d’animaux qui naissent dans mon jardin.
Toutefois certaines naissances sont largement favorisées et attendues, elles ne passent donc pas inaperçues.


Née dans mon bassin, une libellule vient de quitter sa carapace et se métamorphose...


...3 heures plus tard...


Une autre exuvie de libellule (dépouille larvaire ou carapace) qui reste plusieurs jours agrippée sur le bord du bassin après le départ de "l'adulte"

Le compost, le tas de bois, de pierre, le bassin, la haie… sont des nids douillets pour de nombreux animaux (une très grande majorité sont utiles au jardin).

Je me plais à penser qu’ils sont forcément attachés à cet endroit et qu’ils resteront en partie sur ce territoire accueillant.


Le jardin, l’endroit où je vis, l’endroit que je défends.

Beaucoup d’animaux nouent des liens très forts avec le jardin nourricier et protecteur. Ils s’y installent et le défendent vigoureusement. Si c'est votre cas, c'est plutôt bon signe…

Du fait notamment de la constante compétition pour les ressources qui y sont disponibles, votre jardin doit être défendu contre les autres individus.

Ils guettent donc les intrus et ne souhaitent pas partager leur espace y compris parfois avec le jardinier. C’est bien sûr le cas du rouge gorge, du merle, de quelques papillons comme le tircis, le robert le diable, le flambé… mais aussi du chat…


Mon jardin - Robert le diable guettant les intrus sur son territoire

Le jardin, c’est aussi le territoire des plantes et animaux non souhaités par le jardinier.

Pour les « mauvaises herbes », je n'enlève que ce qui me gène vraiment. Pour les animaux qui peuvent faire du dégât, ils sont souvent contrôlés par les auxiliaires.
Il faut cependant aussi parfois intervenir pour sauver ses récoltes (merle et cerise) ou pour éviter le champ de bataille (taupe).


Par ces gestes, le jardinier influence énormément ce domaine vital. Il apprend à cohabiter tranquillement, à composer et à respecter la faune et la flore spontanées en restant le maître de cérémonie.

Jardiner, c’est donc apprendre à cohabiter dans un même lieu. Le jardinier a donc à relever le défi de l’espace partagé : votre jardin… leur territoire aussi.

Le jardin protège la vie, c’est un territoire vivant.

mercredi 15 juin 2011

Biodiversité inattendue au jardin : Le lucane cerf-volant, grand coléoptère




Le jardinier fait parfois de surprenantes rencontres au jardin !


Certains insectes sont vraiment impressionnants et pouvoir les observer est toujours un privilège. Surprenant, la lucane cerf-volant est l’un des insectes les plus imposant d’Europe.


Les lucanes apparaissent vers la mi-juin et déambulent parfois dans les jardins accueillants, à proximité d’un bois.


Magnifiques coléoptères, les grands males possèdent d’énormes mandibules dentées. Ces pièces buccales qui rappellent des bois de cerf lui ont donné son nom (Lucane cerf-volant).





Les grandes cornes du male servent aux combats pendant la période d’accouplement (dans le magnifique film « Microcosmos » de Claude Nuridsany et Marie Pérennou, il y a une scène de combat de Lucane particulièrement réussie, je vous la recommande).


Le bois mort joue un grand rôle pour notre lucane et est indispensable à sa survie.
L'espèce est actuellement protégée, mais comme de nombreuses espèces qui bénéficient de ce statut, elle se raréfie.


Le bois mort est indispensable à la vie d’au moins 25 % de la faune habitant dans la forêt.

samedi 7 mai 2011

Conseils pour entretenir son jardin : entretien facile, rapide et écologique




Un entretien approprié et plaisant : gagnons de la pertinence, du plaisir et de la biodiversité


« Je suis envahi par les mauvaises herbes, j’ai honte », « Tu as vu l’état de ma pelouse », « Je n’ai pas eu trop le temps de m’en occuper »...
La pression d’entretien est souvent grande et beaucoup trop forte chez le jardinier.

Le jardin est parfois une source de stress et une corvée. Le jardinier s’impose souvent un travail inutile alors que rien n’est imposé. Jardiner, c’est accepter l’imprévus.

Le jardin n’est pas une salle de bain ! Trop astiquer, blanchir, briquer, brosser, curer, déblayer, désherber, décaper, décrasser, dégraisser, frotter, laver, lessiver, purifier, racler, ratisser, sarcler, savonner... nuit au jardin et à ses habitants.

Abandonnez le fait de tout vouloir nettoyer, désherber… C’est impossible et très contraignant. Au final on cultive plus de contraintes que de plaisirs.

Il ne s’agit pas bien sûr de laisser tout à l’abandon mais d’entretenir avec plaisir son jardin en harmonie avec son environnement.

Plus on protège la nature au jardin, plus son entretien est rapide et facile. La fréquence d'entretien d’un jardin est très souvent inversement proportionnelle à la valeur écologique. Un gazon (désert biologique) demande vingt cinq fois plus d’entretien qu’une prairie…

Quelques règles :
1/ Pour que l’entretien du jardin reste un plaisir et pas une corvée, jardiner souvent et peu de temps.
2/ Etablir un calendrier des tâches à effectuer sur une année : cela permet de rien oublier, de ne pas se laisser déborder
3/ Les plantes les plus robustes, faciles à entretenir et moins gourmandes en eau sont à privilégier
4/ Les vivaces permettent de fleurir son jardin pour peu de frais avec un minimum d’entretien, de travail.


Un entretien rapide et facile : gagnons du temps, de l’énergie et de la biodiversité
Entretenir moins et mieux

L’arrosage et le désherbage sont deux taches qui prennent le plus de temps. Cet entretien peut devenir une contrainte et conduire à un comportement peu respectueux de l’environnement (arrosage quotidien en été, désherbage chimique…). L’entretien chimique du jardin n’est pas la solution.

Pour éviter au maximum l’arrosage :

1/ Adapter les plantes à votre climat avec des plantes qui supportent la sécheresse. Des plantes sobres : plantes aromatiques rustiques et vivaces, achillée, amarante, l’armoise, la capucine, immortelle...
2/ Pailler, cela permet de conserver l’humidité et d’éviter le dessèchement,
3/ Réaliser une cuvette au pied de chaque plante,
4/ Semer est moins consommateur d’eau que de planter en godets,
5/ Arroser au bon moment (pas en plein soleil) et récupérer l'eau de pluie
6/ Planter au bon endroit,
7/ Pratiquer l’arrosage manuel, l’arrosoir permet d’adapter la quantité d’eau à apporter à chaque plante.

Pour éviter au maximum le désherbage :
1/ Pailler le sol permet de limiter le travail de désherbage tout en favorisant le développement de la faune du sol et la fertilité du sol
2/ Planter dense. Ne laissez pas le terrain nu.


L’entretien du jardin passe aussi par l’entretien de la biodiversité
Entretien raisonné et adapté



En attirant la faune sauvage dans votre jardin, vous encouragerez l’équilibre biologique du jardin. Cela vous évite un travail : de recourir à des produits dangereux pour votre santé et l’environnement.

Travailler le sol le moins possible. Soignez la faune du sol en apportant un peu de compost en surface et en recouvrant le sol d’un paillis est plus profitable que de retourner le sol.

Les végétaux indigènes et rustiques ne demandent pas ou peu d’entretien.

La coupe des tiges sèches se pratique à la fin de l’hiver. Avant, on prive des auxiliaires de refuges indispensables.

Entretenir une haie : Ne pas tailler entre mars et août quand les oiseaux nidifient. Surtout, ne pas brûler les résidus de taille : les branches de diamètre supérieur à 3 cm serviront comme combustible (poêle à bois, barbecue); les petites branches broyées donnent un excellent paillage, les petites branches entreposées en tas dans un coin du jardin serviront d’abri à la faune.



Un jardin naturel est un jardin avec peu d’intervention.


dimanche 1 mai 2011

Nichoirs et oiseaux : succès et grand spectacle au printemps



Je ne me lasse pas de ce spectacle :

Des centaines d’aller-retour quotidien pour satisfaire un immense appétit.
Des milliers d’insectes (surtout des chenilles) seront attrapés. Merci…
Puis le final : le premier envol et la baignade dans le bassin !


La crise du logement est parfois forte. Les nichoirs mis à disposition des oiseaux sont souvent occupés (5 nichoirs sur 8 pour l'instant).

Le nichoir de la Chevêche reste libre pour l’instant…

Des conseils pour installer des nichoirs pour les oiseaux

jeudi 21 avril 2011

Purin d’orties, pesticides et papillons



Bonne nouvelle :

Le purin d'orties, interdit de vente en France, va être prochainement autorisé à la commercialisation. L’objectif est d’encourager et de développer l'utilisation des produits naturels dans le cadre du plan Ecophyto 2018 de réduction de l'utilisation de 50% des pesticides.

C’est donc une bonne nouvelle.
Utiliser moins de pesticides est bénéfique pour les habitants du jardin (y compris le jardinier)

Attention :

Cultivons les orties et laissons « les orties de la nature » :

Les papillons aiment aussi les orties. De nombreuses espèces de papillons se nourrissent exclusivement d'ortie, comme les chenilles du Paon du jour et du Vulcain.

Une destruction massive des orties dans la nature, pour l’utilisation de purin d’ortie aurait un impact important sur la biodiversité.

Sans orties, pas de jolis papillons...

Rappel :

Recette pour faire son purin d’ortie :
Faire macérer dans 10 litres d'eau environ 1 kg de feuilles d'orties hachées. Remuer tous les jours. Au bout de 15 jours, filtrer la macération. C’est prêt.

A quoi ça sert :

Il protège les végétaux contre les maladies cryptogamiques (mildiou par exemple) (2 litres de purin pour 10 litres d'eau). En pulvérisation
Il active la croissance des plantes. (1,5 litres de purin pour 10 litres d'eau)
Il protège de certains insectes indésirables (pucerons) (1 litre de purin pour 10 litres d'eau). En pulvérisation

Un surdosage de purin d’ortie peut être nocif.



mercredi 13 avril 2011

L’orvet, utile au jardin et cependant mal aimé


Quelle chance, un orvet dans mon jardin... St Martin de Nigelles - Avril 2011


Il inspire la crainte et parfois la panique. L’orvet se passerait bien de sa ressemblance avec les serpents. C’est pourtant un lézard sans pattes, discret et inoffensif.

C’est aussi un allié précieux au jardin puisqu'il dévore toutes sortes d'invertébrés. L’orvet mange essentiellement des escargots, des limaces, des vers de terre, des chenilles, et des cloportes.

Il apprécie : l'ombre, les coins légèrement humides au jardin, les prairies et les haies, le calme et les cachettes.


Il déteste : les pesticides et la tondeuse à gazon



Pour lui faciliter la vie : Dans un endroit tranquille du jardin, vous pouvez lui installer un refuge : une tôle ou une grosse pierre. En hiver, il se réfugie notamment dans le compost ou un tas de bois.

samedi 2 avril 2011

Tas de pierre, refuge utile au jardin


Tas de pierre - Végétation : vigne et lierre


Un tas de pierre constitue un refuge précieux dans un jardin écologique.

C’est un écosystème complet et nécessaire.
Cet aménagement est peu coûteux en temps et en argent. La fréquentation de ce refuge est importante et constitue un réel coup de pouce pour la biodiversité du jardin

Beaucoup d’animaux auxiliaires du jardinier apprécieront cet habitat. Les lézards et les papillons viendront prendre un bain de soleil.

Le ver luisant, le staphylin (grands consommateurs de limaces et d’escargots) ou le crapaud, seront également ravis de cet aménagement.




Pour réussir :


  • Installez votre tas de pierre dans un coin tranquille du jardin

  • Une fois le tas de pierre installé, il est préférable de ne pas remuer les pierres, de ne déranger pas ce petit monde

  • Une exposition au sud, à l’abri des vents dominants

  • La base du tas doit être au contact avec le sol

  • Aménagez le plus possible de cavités. Les anfractuosités serviront de gîte


    • Autre refuge utile : le tas de bois

      vendredi 11 mars 2011

      Jardin sans pesticides

      13 millions de jardiniers, plus d’un million d’hectares de terre.
      Environ 5 000 tonnes de pesticides (71 000 tonnes de pesticides pour l’agriculture) ont été répandues dans les jardins ou les potagers en 2009 en France.

      Les impacts sur l’environnement sont considérables : pollution des eaux, appauvrissement des sols, contamination de la faune, impact sur la santé…


      Les rivières françaises regorgent de pesticides. De très nombreuses études montrent que 90% des cours d’eau contiennent des traces de pesticides, dans des proportions parfois préoccupantes.

      Un jardin propre, sain et entretenu est un jardin sans pesticides. C’est un milieu vivant, pas un champ de bataille contre la nature.



      10 règles pour un jardinage sans pesticides


      1. La règle d’or : Choisir des plantes faciles à cultiver, indigènes et rustiques. Acheter des plantes trop sensibles conduit à utiliser des produits qui peuvent être dangereux pour l’environnement. Plantez des variétés connues pour mieux résister que d'autres aux maladies les plus courantes : mildiou, rouille, cloque... Cibler ses achats évite les consommations d’engrais, de pesticides et d’eau. L’aspect esthétique ne doit pas être le seul élément à prendre en compte.

      2. Ne laissez jamais le sol nu. Remplissez au maximum le sol du jardin (couvre sol, fleurs, arbustes...) et pailler. Le paillage permet de limiter les « mauvaises herbes », faire des économies d’eau, favorise le développement de la faune du sol, améliore la fertilité du sol et le protège du chaud et du froid.

      3. Le compost augmente très nettement les rendements de fruits et de légumes en améliorant la fertilité du sol. L’engrais vert permet aussi d’enrichir la terre et d’étouffer les « mauvaises herbes ».

      4. La cendre de bois est un produit d’origine végétale qui enrichit la terre, nourrit les plantes sans empoisonner le sol et la faune.

      5. L’alternance et la rotation des cultures évitent l’appauvrissement des sols, les maladies. Choisir les bonnes associations de légumes.

      6. Détournez les indésirables de vos plantations. Exemple : au potager, les capucines captent une bonne partie des pucerons. Du coup les pucerons délaissent les légumes.

      7. Certaines plantes repoussent les ravageurs et les maladies. Exemple : la prêle est une plante dont la décoction renforce les défenses des plantes et le purin s'avère être un excellent fongicide naturel contre mildiou, rouille, cloque, moniliose, tavelure... Pour fortifier vos plantes et les aider à lutter naturellement contre les maladies, pensez au purin d'ortie.

      8. Préservez la faune utile au jardin comme les mésanges, les coccinelles, les abeilles…

      9. Très économique, destressant et même purifiant ! : Adoptez une binette.

      10. Contre la mousse, utilisez un scarificateur (pour éviter la mousse : aérez le sol pour améliorer la rétention de l'eau et la circulation de l'air).

      Dans un jardin respectueux de l’environnement, les ravageurs sont sous contrôle : Coccinelles se réchauffant au soleil sur un paillis – Luisant - Mars 2011



      La semaine pour les alternatives aux pesticides




      Du 20 au 30 mars 2011 se tiendra la 6ème édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides. 10 jours pendant lesquels des associations, des collectivités, des citoyens et des entreprises (etc…) organiseront des actions de sensibilisation, de formation et d’information pour montrer que l’on peut et que l’on doit se passer des pesticides chimiques.

      La ligue pour les oiseaux (LPO) et l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) et le WWF se joint notamment à la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides 2011 afin de dénoncer ensemble les conséquences de l’usage des pesticides.



      La situation en Eure et loir (département ou est situé mon jardin)
      Pesticide et eau


      En Eure-et-Loir, la qualité de l’eau subit, depuis plus de 25 ans, une dégradation constante.


      L’agriculture est l’une des causes les plus décriées de cette pollution. Le jardinier y participe également.

      La teneur en nitrates des eaux souterraines dépasse maintenant 50 mg/l (limite de potabilité, d’après les recommandations de l’OMS) sur plus de 40 % du territoire !


      vendredi 4 mars 2011

      L’abeille a le bourdon, le bourdon aussi !

      Cette semaine, de nombreux articles sont parus dans la presse sur la disparition des bourdons. Ils ont diminué de 90 % ces vingt dernières années aux Etats-Unis, au Canada et la situation n’est pas meilleure en Europe.



      Bien sûr, on ne connaît pas la cause de ce déclin... C’est toujours très compliqué.... J’ai pourtant des idées sur la question... comme par exemple une forte dégradation de son environnement depuis 20 ans...


      Les araignées ne sont pas la cause du déclin des bourdons !



      Il y a des raisons de s’inquiéter car les bourdons jouent un rôle majeur pour la pollinisation de nombreuses plantes à fleurs et sont essentiels pour la biodiversité.

      A l’heure où ils commencent à sortir, voici quelques gestes pour contribuer à aider cet insecte désormais menacé :





      Pour aller plus loin :

      1. Un site : http://www.sauvonslesabeilles.com/


      2. Un film : aller voir en famille le très beau film « Pollen » en partenariat avec le WWF qui sort en France le 16 mars sur la pollinisation et le déclin inquiétant des pollinisateurs. « de leur survie... dépend notre futur »

      3. Un livre et un blog : l’excellent livre « L'Etrange silence des abeilles : enquête sur un déclin inquiétant » de Vincent Tardieu. Ce livre nous livre les résultats d'une enquête menée durant deux ans aux Etats-Unis et en France, et donnent les raisons du déclin des abeilles : apiculture intensive, pesticides, parasites, virus, mauvaise gestion de l'espace rural.

      Pour accéder au blog : l'étrange silence des abeilles

      samedi 12 février 2011

      Mesurer la biodiversité de son jardin

      Un jardin offrant des ressources alimentaires abondantes et de nombreux refuges abrite à priori une vie sauvage plus importante. Celle-ci dépend aussi bien sûr de l’environnement qui dépasse largement les limites du jardin.

      Evaluer la biodiversité de son jardin, c’est peut-être avant tout observer la nature proche de chez soi, apprendre à identifier la faune et la flore, se motiver et développer son implication pour protéger l'environnement.


      J’utilise actuellement plusieurs indices de biodiversité :

      1. La diversité des espèces animales et végétales : La biodiversité se reconnaît surtout au nombre des espèces. Il est certain, par exemple, qu’un pré fleuri dans un jardin héberge plus d’espèces animales et végétales qu’une pelouse.

      . Compter les papillons, les escargots, les bourdons et les coléoptères de son jardin :

      Dans le cadre de l’initiative Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle et du programme Papillons & Jardin de l’association Noé Conservation, un Observatoire de la Biodiversité des Jardins a été créé en partenariat avec la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.

      Ce programme repose sur des données d’observation de la nature collectées par toutes les personnes désireuses de participer à un grand programme scientifique. Base de données centralisée, cet observatoire grand public permet de rassembler, puis d’analyser les observations collectées dans les jardins.

      4 observatoires : L’observatoire des papillons, l ’observatoire des escargots, l’observatoire des bourdons et l'enquête coléos.


      . Compter les oiseaux de son jardin :

      En mai, la LPO invite le grand public à compter les oiseaux des jardins. Cette enquête s’adresse au grand public qui est invité, en mai prochain (date à venir), à compter les oiseaux du jardin pendant une demi-heure le matin. Objectif : évaluer la richesse écologique de nos jardins et effectuer un suivi des populations d’oiseaux communs.


      2. La Diversité des écosystèmes, le nombre d’habitats : La biodiversité s’évalue aussi en comptant le nombre de milieux favorables dans son jardin (prairie, mare, potager, muret…). Chaque écosystème se caractérise par des interactions écologiques entre les espèces, et des interactions entre les espèces et leur environnement.

      3. La présence d’espèce(s) indicatrice(s) est utilisée aussi pour caractériser la qualité d’un milieu : Le papillon est une espèce indicatrice. Des études montrent que le déclin des papillons dans une zone donnée est lié à celui de la biodiversité dans cette même zone. La présence ou l’absence de papillons dans son jardin serait donc un bon indice de mesure de la biodiversité.

      4. La diversité des structures de végétation : un autre indice important est le nombre d’étages de la végétation et la superposition des strates dans son jardin


      D’autres indices de diversité existent, notamment l’indice de Shannon-Weaver, l’indice de Simpson, l’indice de Hill…

      Pour aller plus loin : un étude interessante, "Définitions et mesure de la biodiversité" sur le site d'AgroParisTech(Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement).

      dimanche 16 janvier 2011

      Installation de nichoirs pour oiseaux

      Les nichoirs de mon deuxième jardin sont installés. Je suis maintenant fort impatient de voir le résultat.



      Les nichoirs ont été installés :
      1. Sur des arbres, dans un endroit calme (partie boisée du jardin)


      2. A 2 mètres du sol pour les nichoirs à mésanges et rougegorge, à plus de 4 mètres pour le nichoir de la Chevêche d’Athena.

      3. Avec une barrière à chats autour du tronc


      4. Le trou d’envol a été orienté au sud-est, à l’opposé des vents dominants

      Vous avez jusqu’à la fin de l’hiver pour installer des nichoirs et avoir la chance de profiter de l’envol des nichées au printemps.

      jeudi 6 janvier 2011

      Aménager son jardin en préservant les forêts et la biodiversité : 2011, année internationale de la forêt

      L’Année internationale de la forêt sera lancée officiellement le 24 janvier 2011.
      Ce sera l’occasion de sensibiliser et de renforcer les initiatives visant à gérer, conserver et développer tous les types de forêts, y compris les arbres hors forêts.

      Au jardin, le bois est présent partout, du cabanon de jardin à la table en passant par la terrasse, de l’arbre à la haie d’arbustes jusqu’au tas de bois destiné à se chauffer.

      Le jardinier a donc un rôle et un impact immense sur les forêts, les arbres et la faune.


      Partie boisée de mon jardin - Pigeon

      L’utilisation du bois au jardin

      Le bois est très souvent utilisé au jardin : terrasse, cabanon, manche des outils, tuteurs…

      Pour nos achats, préférons du bois local durable, qui ne nécessite pas de traitements ou bien du bois tropical certifié par le label FSC (Forest Stewardship Council).

      Une source de nourriture

      Isolés, en haies ou en bosquets, les arbres sont une source de nourriture pour de nombreux animaux. A condition bien sûr de bien les choisir. Pour un jardin nourricier, choisissez des espèces variées et locales ! Les oiseaux apprécieront par exemple les baies (Prunellier, Cornus Mas, Fusain d’Europe…).


      Partie boisée de mon jardin - Pic vert-

      Un habitat pour de nombreuses espèces vivantes

      Les arbres indigènes des jardins sont des refuges pour de nombreux animaux. Ils procurent des abris pour la reproduction ou l’hibernation.

      Les indispensables : un tas de bois mort ou arbres morts

      En laissant un tas de bois dans mon jardin, j’offre un biotope particulièrement intéressant pour la biodiversité. Le bois mort abrite et protège de nombreux animaux.

      Un tas de bois sert de refuge au hérisson, nourrit des oiseaux, ainsi que d’autres mammifères, et se révèle être indispensable pour les insectes (notamment les coléoptères) et les champignons.
      Consciente de l'importance du bois mort, quelques villes le conservent dans leurs jardins et adoptent une gestion écologique de ces milieux.

      A découvrir :

      Ecosia : vous pouvez utiliser pour vos recherches sur le web le moteur de recherche Ecosia. Un moyen très simple et gratuit de protéger la forêt. Chaque recherche permet de sauver 2 m² de forêt tropicale.

      protegelaforet.com : le site des solutions du quotidien pour préserver la forêt

      samedi 1 janvier 2011

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